©William May
à propos des spectacles

carnet de bord #3 :
De Charybde en Scylla…

Publié le 27.01.20 par La Comédie de Béthune

— Béthune, le 27 janvier 2020 —

Cher journal,

Ce que je vis à bord de ce navire est incroyable, invraisemblable ! Les jours se succèdent et nous réservent bien des surprises. Nous avons, tout d’abord, essuyé une terrible tempête. La pluie cinglait le bateau, le vent malmenait les voiles et faisait entendre une musique inquiétante et mortifère. Elle résonne toujours dans mon esprit.

Après avoir échappé à la tempête, nous avons été contraints de jeter l’ancre sur une île apparemment déserte. Fort heureusement, tout le monde était sain et sauf et il nous restait suffisamment de nourriture pour poursuivre notre Odyssée. La capitaine a rassuré l’équipage : rien ni personne ne nous détournera de notre cap. Une ilienne est venue à notre rencontre : c’était une belle et jeune femme prénommée Circé. J’ai du mal à la cerner et à te la décrire ; je suis à la fois fasciné par son sourire séduisant et intrigué par son regard énigmatique. Sa personnalité m’a troublé : son allure juvénile associée à une intelligence redoutable m’a littéralement désarmé. A notre départ, elle nous a donné des précieux conseils. Nous sommes partis sereins et confiants. (En guise de porte-bonheur, elle m’a offert une mèche de cheveux…)

©William May

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Notre quiétude a été de courte durée car, pendant la traversée, nous avons dû faire face à l’impensable ! Jusqu’à maintenant c’était pour moi une légende, une superstition de marins avinés, mais non ! Elles existent ! Les sirènes aux voix fluettes et cristallines ont encerclé le navire. Je me suis bouché les oreilles et ai fermé les yeux pour ne pas me laisser ensorceler. Elles chantaient en chœur un requiem. Fallait-il y voir un signe prémonitoire ? Quelle torture de résister à ces êtres maléfiques et effrayants ! En entre ouvrant les yeux, j’ai aperçu au loin l’une d’entre elles, une créature barbue aux cheveux ondulés. Son regard m’a glacé d’effroi. Nous avons finalement échappé à ces oiseaux de malheurs.

Mais le pire restait à venir. Un cyclope borgne nous jetait du haut de la falaise d’énormes rochers dans le but de faire couler notre navire. Il hurlait à la mort et criait vengeance. Nous entendions dans ce flot de paroles et d’insultes le nom d’Ulysse. Encore une fois la chance était avec nous et nous avons échappé in extremis à la mort.

©Willia May

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Conseils de survie :

  • Ne pas se laisser gagner par la fatigue
  • Chasser de mon esprit l’image de la sirène
  • Garder précieusement la mèche de cheveux

Nous sommes, à présent, si proches du but ! Plus qu’une semaine… J’oscille entre l’impatience et l’excitation. Pourvu que tout se passe bien…

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