Comédie de Béthune

historique

1981

En 1981, la région Nord-Pas-de-Calais fit de la culture une priorité dans l’aménagement du territoire. Les élus du Pas-de-Calais revendiquèrent un Centre Dramatique National dans leur département, les missions et les financements du Théâtre Populaire des Flandres furent donc déplacés à Béthune.
Une nouvelle équipe dirigée par Jean-Louis Martin Barbaz en a la responsabilité. Appelé d’abord Centre Dramatique National Nord-Pas-de-Calais, puis bientôt Théâtre des Pays du Nord, cette structure est caractérisée par sa localisation au centre d’une agglomération importante, touchée par la crise économique.
Jean-Louis Martin-Barbaz venait de Lyon où, après avoir suivi les cours du Conservatoire, il avait participé dès 1958 aux spectacles de Roger Planchon. Ses succès de metteur en scène avaient attiré sur lui l’attention du directeur des spectacles au Ministère, on lui donna pour mission de « créer un théâtre populaire, de haute qualité et ouvert à tous, pour restaurer la primauté des comédiens sur la scène et pour se mettre à l’écoute du monde alentour », selon Jack Lang, alors Ministre de la Culture. La ville de Béthune avait pris l’engagement d’héberger le CDN selon les exigences professionnelles nécessaires à la bonne réalisation de sa mission.

1992

Agathe Alexis et Alain Barsacq arrivent à Béthune en janvier 1992, ils prennent la direction du Centre Dramatique National qui est installé sous un chapiteau d’environ trois cents places et le rebaptisent « La Comédie de Béthune », hommage aux « comédies » des débuts de la décentralisation théâtrale, mais aussi à la Comédie Française.

1993

Dès 1993, le théâtre s’installera dans une ancienne poudrière édifiée par Vauban et reconvertie en « Studio-théâtre » de 156 places. Une convention fut passée entre la Région du Nord-Pas-de-Calais, l’Etat, le Département du Pas-de-Calais et la Ville de Béthune pour transformer l’ancien cinéma « Le Palace », laissé à l’abandon en un théâtre qui deviendra le siège définitif de la Comédie de Béthune. Un concours d’architectes fut lancé, et remporté par le Cabinet Manuelle Gautrand et Associés.

1999

Le Palace verra le jour en 1999.
Un bâtiment de béton lazuré pourpre intégrant une façade italienne, lui donne des allures de blockhaus (c’est ainsi que les Béthunois le nomme). Il enferme dans son antre un véritable théâtre au service de la création :
- salle modulable et frontale de 343 places
- plateau de 238 m²
- proscenium de 45 m²
- plancher démontable en dessous
- décoration intérieure à dominante noire dans un souci de sobriété
- bar aménagé sous la salle
La scénographie a été réalisée par Didier Onde. La scène offre un cadre de 14m d’ouverture, de 15m de hauteur, un plateau de 15,5 m de mur à mur, une profondeur de 13,5 m. Une hauteur sous perches de 13,5 m et sous plafond de 16m, des dessous de scène d’une profondeur de 2,65 m agrémentés de trappes de 1m sur 1m, équipé d’un gril technique accessible sur toute sa surface et doté de trappes amovibles permettant le passage des perches ainsi que d’une passerelle lumière à 7,4 m de hauteur.

2004

Le 1er juillet 2004, Thierry Roisin fut nommé par le Ministère de la Culture pour succéder à Agathe Alexis et Alain Barsacq. Animé par le désir de partager son théâtre avec des artistes qui portent des paroles fortes et des formes singulières, il propose depuis son arrivée des formes théâtrales au croisement des disciplines (musiques, arts plastiques, danse…). Un des objectifs majeurs de son mandat sera de mener à bien l’achèvement du Palace, pour permettre au Centre Dramatique National de disposer notamment d’une salle de répétition qui lui fait aujourd’hui défaut.

2010

Le projet d’extension du Palace, avec la construction de la salle de répétitions et le réaménagement du hall d’accueil et des bureaux est finalisé par le cabinet de Manuelle Gautrand. Le début des travaux est prévu pour fin 2010 et la livraison du bâtiment pour fin 2011, année de Béthune-Bruay Capitale régionale de la Culture.