
le jeu de l'île
marivaux / gilberte tsaï
le palace
du 16 au 20 avril
à 20h
à 20h
à partir de 14 ans
durée environ 2h
durée environ 2h
Comment cohabiter sans servir ? *
Et si on inversait les rôles ? Ce serait la règle du jeu commun à ces trois pièces courtes de Marivaux cousues ensemble par Gilberte Tsaï dans un spectacle en forme de balade au pays des Lumières. On connaît bien en Marivaux l’observateur raffiné des dédales du sentiment amoureux. On savoure ici la prose du penseur politique, toujours subtile et facétieuse et tout simplement révolutionnaire.
Trois pièces, trois îles, trois utopies. Dans l’Île des Esclaves, l’Île de la raison et La Colonie, une communauté de naufragés ou d’exilés débarque sur une terre inconnue, et se trouve confrontée au pari de la refondation. Marivaux tente à chaque fois une expérience subversive, renversant le rapport de force entre maîtres et valets, peuples dits civilisés et peuples dits sauvages, hommes et femmes. Dans chaque camp, on s’aperçoit vite qu’il est difficile de changer de peau et les résistances à ces défis alimentent la comédie. À la fin, comme toujours chez Marivaux, le happy end – un rétablissement des conventions – laisse une drôle d’impression, comme si l’accalmie était trompeuse.
Conçu pour le plaisir de travailler avec de jeunes comédiens issus de l’Académie de Limoges, le spectacle se déploie dans une mise en scène sobre, avec jeu en costumes et décor lunaire. La distribution unique pour les trois pièces reçoit à un moment la visite de malicieuses marionnettes. Le Jeu de l’île trace un habile parallèle entre l’utopie explorée par Marivaux dans ces pièces et celle qui consiste à fonder une nouvelle troupe. Comment vivre ensemble ? Comment travailler ensemble ? Le plateau de théâtre ravive ces questions en devenant le miroir déformant de nos songes politiques : une île de rêve en somme sur laquelle chacun peut projeter à loisir sa vision d’un monde nouveau.
Trois pièces, trois îles, trois utopies. Dans l’Île des Esclaves, l’Île de la raison et La Colonie, une communauté de naufragés ou d’exilés débarque sur une terre inconnue, et se trouve confrontée au pari de la refondation. Marivaux tente à chaque fois une expérience subversive, renversant le rapport de force entre maîtres et valets, peuples dits civilisés et peuples dits sauvages, hommes et femmes. Dans chaque camp, on s’aperçoit vite qu’il est difficile de changer de peau et les résistances à ces défis alimentent la comédie. À la fin, comme toujours chez Marivaux, le happy end – un rétablissement des conventions – laisse une drôle d’impression, comme si l’accalmie était trompeuse.
Conçu pour le plaisir de travailler avec de jeunes comédiens issus de l’Académie de Limoges, le spectacle se déploie dans une mise en scène sobre, avec jeu en costumes et décor lunaire. La distribution unique pour les trois pièces reçoit à un moment la visite de malicieuses marionnettes. Le Jeu de l’île trace un habile parallèle entre l’utopie explorée par Marivaux dans ces pièces et celle qui consiste à fonder une nouvelle troupe. Comment vivre ensemble ? Comment travailler ensemble ? Le plateau de théâtre ravive ces questions en devenant le miroir déformant de nos songes politiques : une île de rêve en somme sur laquelle chacun peut projeter à loisir sa vision d’un monde nouveau.
D'APRÈS
l'île des esclaves
l'île de la raison et la colonie
DE
marivaux
ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE
gilberte tsaï
AVEC
yannis bougeard
denis boyer
amélie esbelin
laure-hélène favennec
aurore james
mathilde monjanel
aurélie ruby
ismaël tifouche nieto
thomas visonneau
cédric laurier
SCÉNOGRAPHIE
laurent peduzzi
LUMIÈRE
hervé audibert
MUSIQUE
olivier dejours
SON
bernard valléry
COSTUMES
cidalia da costa
ASSISTANTS AUX COSTUMES
hafid bachiri
sylvie barras
élisabeth cerqueira
nathalie saulnier
anne yarmola
PERRUQUES ET MAQUILLAGES
sophie niesseron
CRÉATION DES MARIONNETTES
pascale blaison
assistÉe de
perrine cierco
* Henri Michaux
parcours sensibles dans les jardins
Dans le cadre du festival Z’Arts Up, Gilberte Tsaï propose une balade théâtrale dans les jardins. À travers un florilège de textes, de l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, neuf comédiens explorent la relation que les hommes entretiennent avec les jardins. Un parcours déambulatoire bucolique et poétique.
les 12 et 13 mai
au jardin public de Béthune (gratuit)
au jardin public de Béthune (gratuit)
Autour du spectacle
les repas du mercredi
mer 18 avr
mer 18 avr
bord de plateau
jeu 19 avr
jeu 19 avr
parcours enseignants
en savoir plus
Production Nouveau théâtre de Montreuil – CDN, avec la participation de l’Institut international de la Marionnette – Charleville-Mézières – dans le cadre du Programme « Recherche / Expérimentation » soutenu par la Région Champagne-Ardennes/ORCCA.




