© Atelier Graphique Malte Martin
à propos des spectacles

[søl] : fiche pédagogique

Publié le 20.09.17 par Philippe Cuomo

Fiche pédagogique  réalisée par Philippe Cuomo
permettant une préparation au spectacle de Thomas Suel.

I/ Thomas Suel, qui êtes-vous ?

En images

© photographie de Jérôme Pouille

copie d’écran : https://www.youtube.com/watch?v=0S_R8JcsebY

Activités :

  • Comparez ces deux photographies de Thomas Suel avec les deux œuvres suivantes. Interrogez-vous sur l’image que l’on peut avoir du poète ? Comment Thomas Suel peut-il faire évoluer cette vision ?

Fresque (détail représentant le poète Dante Alighieri),
Luca Signorelli, 1499, Chapelle San Brizio, Cathédrale d’Orvieto

 

Orphée charmant les bêtes sauvages avec sa lyre,
Franz von Stuck, 1891, Musée de la villa Stuck, Munich

Par la notice de son site

Thomas Suel est né en 1976 dans le Pas-de-Calais. Il anime depuis 2005 des ateliers d’écriture et de mise en voix et participe à de nombreuses scènes ouvertes. Il devient artiste professionnel en 2008.

Si l’écriture et la déclamation de ses textes sont ses principales activités, il est également acteur et musicien. Ses textes, à la fois très critiques et très sensibles, mélangent les styles et les accents, jouent avec les sens et les sons. Thomas Suel a publié deux ouvrages, [dukɔ̃ne], livre-cd du spectacle éponyme (éditions L’agitée) et [travaj] (éditions Travail et Culture).

Ses propositions scéniques se déclinent sous plusieurs formats : celui d’un spectacle ou celui d’une performance poétique solo. Thomas Suel est à l’initiative du spectacle [dukɔ̃ne], créé en avril 2009 et coproduit par Culture Commune, réunissant le trompettiste Christian Pruvost et le pianiste Jérémie Ternoy. Avec la même équipe, il a créé en octobre 2012 un nouveau spectacle : [nu] (se prononce « nous ») qui pose la question du « nous » contemporain. Ces deux spectacles, sortes de poèmes-concerts, sont le fruit de la rencontre entre une poésie qui sort du corps et des instruments qui s’affranchissent de leurs codes habituels.

Il a créé plusieurs performances poétiques : 1ww, qui traite de la Première Guerre mondiale et de l’éclatement du langage, Dans le genre, qui aborde la place du travail dans la vie des femmes, et Tas de mots, florilège de textes. Thomas Suel est également acteur et / ou musicien avec le metteur en scène Christophe Martin ou la Compagnie HVDZ.

En 2012, Thomas Suel est choisi par Culture Commune, Scène Nationale du bassin Minier du Pas-de Calais comme nouvel auteur-compagnon.

En 2015, il collabore avec Benjamin Collier pour la création d’un spectacle entremêlant poésie et rock’n roll. Pour fil conducteur, la thématique du boulot, au sens très large, entre aliénations contemporaines et cheminement existentiel.

Par ailleurs, Thomas construit actuellement un vaste de projet intitulé [frBs] dans le cadre de son compagnonnage avec Culture Commune. Pendant plusieurs mois, il voyagera à travers la France pour nourrir plusieurs projets dont notamment un spectacle solo qui serait créé l’année suivante.

Activités :

  • Qu’est-ce qui caractérise sa démarche ?
  • Que signifient pour vous les mots « mise en voix » et « performance(s) » ?
  • Que pensez-vous des titres de ses spectacles ? Ecrivez-les en supprimant les crochets, que faut-il faire?

Complément

Site artistique répertoriant ses spectacles : Cliquez ici.

Activités :

  • Choisissez des titres de poèmes, de chansons et entraînez-vous à les écrire en Alphabet Phonétique International (cf. annexe à la fin de la fiche).
  • Idem avec la chanson de Gainsbourg suivante :

Zazie

A sa visite au zoo

Zazie suçant son zan

S’amusait d’un vers luisant d’Isidore Isou

Quand zut ! Un vent blizzard

Fusant de son falzar

Voici zigzaguant dans les airs

Zazie et son blazer

 

L’oiseau

Des îles est pris au zoom

Par un paparazzi

Zigouilleur visionnaire de scherzi de Mozart

Drôle de zigoto

Zieuteur du genre blasé

Mateur de photos osées

 

Zazie

Sur les vents alizés

S’éclate dans l’azur

Aussi légère que bulle d’Alka Seltzer

Elle visionne le zoo

Survolant chimpanzés

Gazelles lézards zébus

Buses et grizzli d’Asie

 

L’oiseau

Des îles est pris au zoom

Par l’autre zèbre,

Bonne zigue Zazie le fusillant d’un bisou

Lui fait voir son bazar

Son zip et son Zippo

Fendu de A jusqu’à Zo.

« Exercice en forme de Z », Album Melody Nelson

Pour écouter ce poème-chanson interprété par Jane Birkin : cliquez ici.

II/ La parole en spectacle

La poésie sonore : kézaco ?

Activités :

  • D’après les 40 premières secondes de ce document : qu’est-ce que la poésie sonore ?
  • Complétez ensuite votre définition avec les articles suivants :

article 1

article 2

Les spectacles de Thomas Suel

Thomas Suel évoque son travail sur les mots

Poésie orale vs poésie du silence

Un poème, non ! Un concert

Activité :

  • Complétez vos connaissances sur Thomas Suel et son travail.
Un extrait d’un de ses spectacles, [nu] :

Activités :

  • Réagissez à ce que vous venez de voir.
  • Emparez-vous du texte de Valère Novarina, extrait de La lettre aux acteurs. Faites-en une lecture « physique » voire musicale. Improvisez, amusez-vous, soyez inventif.

J’écris par les oreilles. Pour les acteurs pneumatiques.

Les points, dans les vieux manuscrits arabes, sont marqués par des soleils respiratoires… Respirez, poumonez ! Poumoner, ça veut pas dire déplacer de l’air, gueuler, se gonfler, mais au contraire avoir une véritable économie respiratoire, user tout l’air qu’on prend, tout l’dépenser avant d’en reprendre, aller au bout du souffle, jusqu’à la constriction de l’asphyxie finale du point, du point de la phrase, du poing qu’on a au côté après la course.

Bouche, anus. Sphincters. Muscles ronds fermant not’tube. L’ouverture et la fermeture de la parole. Attaquer net (des dents, des lèvres, de la bouche musclée) et finir net (air coupé). Arrêter net. Mâcher et manger le texte. Le spectateur aveugle doit entendre croquer et déglutir, se demander ce que ça mange, là-bas, sur ce plateau. Qu’est-ce qu’ils mangent ? Ils se mangent ? Mâcher ou avaler. Mastication, succion, déglutition. Des bouts de texte doivent être mordus, attaqués méchamment par les mangeuses (lèvres, dents) ; d’autres morceaux doivent être vite gobés, déglutis, engloutis, aspirés, avalés. Mange, gobe, mange, mâche, poumone sec, mâche, mastique, cannibale ! Aïe, aïe !… Beaucoup du texte doit être lancé d’un souffle, sans reprendre son souffle, en l’usant tout. Tout dépenser. Pas garder ses petites réserves, pas avoir peur de s’essouffler. Semble que c’est comme ça qu’on trouve le rythme, les différentes respirations, en se lançant, en chute libre. Pas tout couper, tout découper en tranches intelligentes, en tranches intelligibles – comme le veut la diction habituelle française d’aujourd’hui où le travail de l’acteur consiste à découper son texte en salami, à souligner certains mots, les charger d’intentions, à refaire en somme l’exercice de segmentation de la parole qu’on apprend à l’école : phrase découpée en sujet-verbe-complément d’objet, le jeu consistant à chercher le mot important, à souligner un membre de phrase, pour bien montrer qu’on est un bon élève intelligent – alors que, alors que, alors que, la parole forme plutôt quelque chose comme un tube d’air, un tuyau à sphincters, une colonne à échappée irrégulière, à spasmes, à vanne, à flots coupés, à fuite, à pression.

Où c’est qu’il est l’cœur de tout ça ? Est-ce que c’est l’cœur qui pompe, fait circuler tout ça ?… Le cœur de tout ça, il est dans le fond du ventre, dans les muscles du ventre. Ce sont les mêmes muscles du ventre qui, pressant boyaux ou poumons, nous servent à déféquer ou à accentuer la parole. Faut pas faire les intelligents, mais mettre les ventres, les dents, les mâchoires au travail.

Valère Novarina, « Lettre aux acteurs » (extrait),publiée dans Le Théâtre des paroles, P.O.L., 2002

 

 III/ [SØL]

 Activités :

  • Qu’évoque pour vous ce titre ? Appuyez-vous sur sa dimension sonore et plastique.
  • Ecrivez quelques lignes à partir de ce titre et de ce qu’il évoque pour vous.

 Le Point de départ du spectacle

« Je croyais que « seul » en phonétique, ça s’écrivait [søl] alors je me suis lancé dans l’écriture d’un spectacle solo qui évoque à la fois le sol et la solitude. En réalité « seul » en phonétique ça s’écrit [soel]. Certes ça ressemble un peu à mon nom de famille (seul c’est suel dans le désordre) et ça fait vaguement penser au ciel. Mais j’ai quand même choisi d’appeler ce spectacle [søl] parce qu’en plus du sol, [søl] ça m’évoque un bout de soleil et j’aimais l’idée de mettre le son [ø] c’est-à-dire « eux » au de seul et au cœur du sol. » 

Extraits de la note d’intention

Pour la première fois, je parle un peu de moi, de mon enfance notamment, mais je cherche surtout à célébrer ce qui nous relie. La solitude est un des fondamentaux de la condition humaine, quelque chose de commun qui d’une certaine façon nous relie, comme le sol. J’évoque également l’histoire politique et sociale des trente dernières années et le rapport des hommes modernes à leur environnement. J’espère que ce sera un moment qui à la fois situe et remue, une manière d’élargir nos regards sur le monde, sur nos solitudes et de les dédramatiser. Le texte est pluriel, entremêle différents styles d’écriture et de déclamation, voyageant entre récit et poésie sonore. C’est à la fois simple et exigeant, ça entremêle le lourd et le léger, l’universel et le singulier. Et évidemment, ça parle de vie et d’humanité.

La scénographie est construite avec des sacs dans lesquels on peut imaginer que sont enfermés des pans de mémoire libérés au fil du spectacle. Les matériaux extraits de ces sacs me permettent de faire apparaître progressivement le titre [søl] sur le sol du plateau. Ensuite ce titre se transforme au fil de l’élargissement du poème. Le début est enraciné dans mon sol natal, (la petite ville d’Isbergues dans le Pas-de-Calais) puis le texte convoque d’autres lieux et d’autres époques pour finalement embrasser tous les sols et toutes les solitudes.

[søl] est un poème parlé, en partie théâtralisé. C’est également un travail de poésie visuelle.

[søl] est dans la continuité de mes œuvres précédentes un travail sur l’éclatement du sens et son rassemblement, une recherche d’articulation entre singulier et pluriel, une œuvre en partie déconcertante qui cherche à nous situer. C’est aussi un voyage dans le langage où se télescopent des manières très différentes d’écrire et de parler. Mais cette fois je suis seul et le travail de plateau, tant dans l’interprétation que dans la scénographie et la mise en scène est plus élaboré que dans mes spectacles précédents.

 

Photo extraite du dossier de présentation du spectacle

Activités de (ré)écriture

Réécriture

Toute la terre avait alors la même langue et les mêmes mots.

Au cours de leurs déplacements du côté de l’orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et s’y établirent.

Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier.

Ils dirent : « Allons ! bâtissons-nous une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Faisons-nous un nom, pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre. »

Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.

Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous la même langue : s’ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu’ils décideront.

Allons ! descendons, et là, embrouillons leur langue : qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. »

De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville.

C’est pourquoi on l’appela Babel, car c’est là que le Seigneur embrouilla la langue des habitants de toute la terre ; et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre.

Ancien Testament, Genèse, 11 : 1-9, traduction officielle de l’AELF.

  • Après avoir compris l’enjeu de ce texte, réécrivez-le en mélangeant le registre de langue et/ou en incluant du patois.

Les exercices de réécriture poétique sont très nombreux, citons par exemple :

  • La méthode S+7 chère à l’OuLiPo
  • En remplaçant des mots par des mots de sens plus ou moins voisins
  • Par collage
  • Par insertion etc.
Invention

Tous les exercices d’écriture partent d’une contrainte plus ou moins forte, ludique en tout cas, censée libérer l’acte décrire. Notons en vrac :

  • La lettre interdite
  • La lettre imposée
  • Les mots imposés
  • Les mots répétés
  • En déclinant toute une famille de mots
  • A partir d’une image
  • Avec une première phrase
  • Par associations (idée, son etc.)
  • Acronyme
  • Anaphore etc.

Activités vocales

            Le grand combat

Il l’emparouille et l’endosque contre terre ;

Il le rague et le roupète jusqu’à son drâle ;

Il le pratèle et le libucque et lui barufle les ouillais ;

Il le tocarde et le marmine,

Le manage rape à ri et ripe à ra.

Enfin il l’écorcobalisse.

L’autre hésite, s’espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.

C’en sera bientôt fini de lui ;

Il se reprise et s’emmargine… mais en vain

Le cerceau tombe qui a tant roulé.

Abrah ! Abrah ! Abrah !

Le pied a failli !

Le bras a cassé !

Le sang a coulé !

Fouille, fouille, fouille,

Dans la marmite de son ventre est un grand secret

Mégères alentour qui pleurez dans vos mouchoirs ;

On s’étonne, on s’étonne, on s’étonne

Et on vous regarde

On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret.

Henri Michaux, « Le grand combat », Qui je fus, 1927

 

A partir de ce texte ou un autre proposé dans la fiche, s’amuser à le dire en combinant les propositions suivantes :

  • avec ou sans micro
  • seul ou à plusieurs
  • en le murmurant
  • avec des accents différents
  • à la manière d’un rappeur
  • dans un cri de colère
  • en faisant rire
  • avec un objet qui servirait de percussion

Mêmes propositions partir des textes extraits du spectacle ci-dessous :

À Isbergues où je vis, à Isbergues où j’ai grandi, on s’en fout du ciel, on sait qu’il est gris. On s’en fout du sol, il est gris aussi. À Isbergues, on ne demande pas ni d’où ça vient, ni où ça va, on s’en fout. À Isbergues on vit et puis c’est tout. Ce n’est pas le ciel ou le sol le problème, c’est le frangin ou la voisine. L’important, dans la vie des gens, c’est souvent ce petit ah ce petit là ce petit bah qui blesse. On a tort. On a tort de s’aimer une fois mort n’est-ce pas ?

Lyddiiiiie ! Virginiiiiiie !

(….)

Il y a quelques temps, j’ai croisé un de mes copains d’enfance, ça m’arrive encore, c’est une chance. Il avait essayé de tenir un commerce et puis sa femme l’a quitté, il ne se levait plus à l’heure, son coeur s’est noyé dans l’alcool. Faillite, fiel et rejet. Il accusait les noirs de tout avoir et prêchait pour un grand soir aux couleurs du front national. Sans doute que ça criait trop dans sa tête, il lui fallait une explication, un rêve qui ressemble à une solution, un fantasme dans la misère. Au collège, je mangeais rarement des bonbons mais j’en mangeais quand même, des langues de chat surtout, des chuques qui piquent, c’était les siens….

Lyddiiiiie ! Virginiiiiiie !

(….)

Le sol. C’est un drôle de truc le sol. C’est à ça qu’on tient et c’est là qu’on tombe. Le sol, ça attire, ça soutient, ça nous retient aussi. Le sol ça ne nous lâche pas. C’est comme soi-même en soi. Qui que l’on soit, on est toujours seul en soi, inséparable du sol, inséparable de soi. Le sol on y pense peu, on en sait pas grand chose, on a beau l’oublier, on y tient de fait, on en vient et on y va. Le sol et nous, c’est de la vie à la mort et au-delà. Le sol c’est un lieu, peut-être même est-ce le lieu des lieux. La solitude est-ce un lieu ? On y est, de fait. Parfois on s’y perd…

(….)

De l’air ! Ça fait longtemps que je parle et à force de parler, je me vide d’air…. et sans air, on ne peut pas parler. Ça n’a pas l’air, l’air. Ça ne parle pas l’air. On n’en parle pas de l’air. Mais c ‘est par l’air qu’on parle. C’est par là, c’est par lui, c’est par l’air qu’on parle. On ne peut pas parler sans air, parler sans air c’est pa’lais, je ne parle pas de palais, je ne veux pas parler de laid, je parle d’air, de terre. Je veux du sol, je veux de l’air, je veux du solaire !

(….)

Savez-vous que vous marchez sans cesse sur les horizons ? Horizon, c’est un mot de pédologue. J’ai bien dit pédologue hein, pas podologue, certes le pied n’est jamais loin du sol, mais le podologue soigne les pieds, le pédologue étudie le sol. Quant à la Belgique, elle a, entre autres mots magnifiques, celui de logopède. Orthophoniste en Belgique, ça se dit logopède, celle ou celui qui aide à parler, à ne pas se prendre les pieds dans la langue, à enjamber joliment les pieds du poème, par exemple. Bon, laissons là les logopèdes belges et les podologues et retenons seulement que pour un pédologue, les horizons ce sont les strates du sol. Ainsi s’il y a un horizon dans le ciel, il y a en a mille dans le sous-sol…

(…)

En dedans comme au dehors de nous, de vous, des poussières de ciel, des poussières de sol. Dans le plus con des lieux, le plus nul des recoins, le plus gueux des visages, tout est noue et tout voyage ; poussières de poussières de poussières d’étoiles, mille milliards de milliards de molécules ondulant dans le temps et dans l’espace en harmonie et en batailles, suffit d’écouter et ça braille ! Le monde est vaste et nous sommes, à défaut d’être grands, petits cousins du vent. 

(…)

On est seul, esseulé par nos chefs, essoré par nos chaînes mais l’on sème mais l’on s’aime mais l’on aime quand même. Malgré les prunes, les pannes, les pailles les râles les drames, les haines, les larmes, on est mmmm. quand même de fait aimant, t’es aimant, t’es aimante, t’es aimanté par le sol là qui nous relie. Toute la terre est un seul sol et tous les sols sont sous le même ciel. Nous sommes tous du sol, nous sommes tous du ciel, nous sommes tous du sol, du ciel et du soleil…

Le slam

Découvrir un ouvrage pédagogique sur le slam en classe : cliquez ici.

 

Et intéressons-nous à Grand Corps Malade, Abd Al Malik, Gaël Faye, Marc Nammour etc.

 

ANNEXE / ALPHABET PHONÉTIQUE FRANÇAIS

 VOYELLES ORALES

[i] pire [piʁ] [e] pré [pʁe] [ɛ] père [pɛʁ] [a] mal [mal] [y] vu [vy]

[ø] peu [pø]
[ə] je [ʒə]
[œ] peur [pœʁ] [u] mou [mu] [o] zéro [zeʁo] [ɔ] sort [sɔʁ]

[ɑ] pâle [pɑl]

VOYELLES NASALES

[ɛ̃] pain [pɛ̃] [œ̃] un [œ̃] [ɔ̃] bon [bɔ̃] [ɑ̃] blanc [blɑ̃]

SEMI-CONSONNES OU SEMI VOYELLES OU GLIDES

[j] bille [bij]
[w] ouate [wat] [ɥ] huile [ɥil]

CONSONNES ORALES

[p] pile [pil]
[b] bête [bɛt]
[t] tête [tɛt]
[d] dame [dam]
[f] flamme [flam]
[v] ville [vil]
[k] calme [kalm] [g] galop [galo]
[s] site [sit]
[z] zut [zyt]
[ʃ] chocolat [ʃokola] [ʒ] journal [ʒuʁnal] [ʁ] rousse [ʁus]
[l] loup [lu]

CONSONNES NASALES

[m] matou [matu] [n] nul [nyl]
[ɲ] agneau [aɲo] [ŋ] parking [paʁkŋ]

 

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