Collectif d’artistes

Elle Brûle
Ça a commencé depuis longtemps, avant même qu'on y pense.

mise en scène Caroline Guiela Nguyen écriture au plateau les Hommes Approximatifs textes Mariette Navarro avec Boutaïna El Fekkak, Margaux Fabre, Alexandre Michel, Ruth Nüesch, Jean-Claude Oudoul, Pierric Plathier scénographie Alice Duchange costumes Benjamin Moreau création lumière Jérémie Papin création sonore Antoine Richard collaboratrice artistique Claire Calvi vidéo Jérémie Scheidler masques Phanuelle Mognetti stagiaire à la dramaturgie Manon Worms suivi dramaturgique Julien Fišera piano Teddy Gauliat-Pitois régie générale Serge Ugolini, Didier Raymond régie son Clément Roussillat régie lumière Samuel Kleinmann habilleuse Magali Devaux

à partir de 15 ans | Durée 2h25

  • Le Palace › les 17 et 18 fév à 20h, jeu 19 fév à 18h
Réserver maintenant !

On dit du temps qu’il s’écoule. Allusion imagée au sablier ou à l’antique clepsydre. Pas d’horloge au mur ici, les journées sont rythmées par le réveil réglé en mode « radio » qui laisse échapper de la chambre une mélodie familière. Histoire d’accompagner avec douceur la sortie de la nuit, et d’engager avec entrain la journée de travail à venir.

Car depuis qu’on a quitté l’école, c’est le travail qui occupe nos journées. Et Emma s’y active, elle cherche, parcourt les petites annonces, passe des entretiens. Elle s’accroche mais rien n’y fait. Elle n’est pas faite pour le labeur et l’écoulement du temps semble l’affecter autrement que les autres.

Une fois Charles parti au boulot, Emma pose sa montre-bracelet sur la table. Elle se libère de cette chaîne et levant les yeux, accueille cet homme qui fait son entrée : c’est Léo.

Emma, Charles… les prénoms sont familiers. De Madame Bovary, il reste l’essentiel : un rêve d’ailleurs, un désir d’en découdre avec le réel et de s’inscrire autrement dans le monde.

La matière première d’Elle brûle c’est bien l’ordinaire des jours, rythmés par le retour immuable des petits déjeuners familiaux. On est happé par cette forme-ci de réalisme. L’auteure Mariette Navarro a écrit au fil des répétitions et des improvisations de chacun et ce processus singulier produit un objet d’une troublante acuité. On enjambe alors le cadre, comme dans ces fantasmes cinématographiques qui voient le personnage fendre l’écran.

Dans un geste qui s’apparente à celui de l’écrivain Annie Ernaux et dont Caroline Guiela Nguyen se sent proche, les Hommes Approximatifs réussissent ici un rêve de théâtre : distinguer des individus, leur conférer, comme le dit Ernaux, « valeur d’existence ».

Depuis sa création en 2oo8 la compagnie s’attaque à cette gageure : s’exiler dans cette salle obscure qu’est le théâtre pour mieux dire le monde. Et elle y parvient incontestablement. Pour nous les spectateurs c’est une expérience précieuse, rare.

A noter :
  • Bord de plateau > mer 18 fév à l'issue de la représentation
  • Écrire pour le théâtre, avec Mariette Navarro et Caroline Guiela Nguyen > sam 8 nov à 15h au Studio-Théâtre
  • Journée avec...Elle Brûle > lun 19 jan
Partagez ce contenu autour de vous !
Elle brûle
Production

Production déléguée La Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche

Coproduction compagnie les Hommes Approximatifs, La Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche, La Colline – Théâtre National, Comédie de Saint-Étienne – CDN, Comédie de Caen – CDN de Normandie, CDN des Alpes-Grenoble, Théâtre Olympia - CDR de Tours

Ce projet a reçu l’Aide à la création du Centre national du Théâtre

En images

Pour aller plus loin...

Haut de page