La Tempête
ô splenide nouveau monde qui compte de pareils habitants !

de William Shakespeare mise en scène Thierry Roisin | Groupe Beaux-Quartiers et le collectif Béneeré texte Thierry Roisin, Anne-Marie Vennel adapté librement de la traduction de André Markowicz avec Ousmane Bamogo (Stefano), Christophe Bilal (Ferdinand), Didier Dugast (Antonio), Safoura Kaboré (Miranda), Amado Komi dit Vieux-Père (Ariel), Gilles Ostrowsky (Trinculo), Natalie Royer (Ariel), Philippe Smith (Caliban), Mahamadou Tindano (Sebastian), Charles Wattara (Prospero, le Capitaine), Rémi Yameogo (Alonso), Paul Zoungrana (Gonzalo) musique live Valentin Ceccaldi (violoncelle), Marcel Balbone (percussions) dramaturgie Anne-Marie Vennel scénographie Mathieu Lorry-Dupuy scénographie adjoint Iboudo Saidou, dit Doublé costumes Véronique Leyens assisante costumes Ange Kouassi lumière Christian Dubet musique Valentin Ceccaldi collaboration artistique Odile Sankara régie générale Fouad Souaker régie lumière Christian Dubet, Mahamadou Gouem régie son Julien Lafosse, Jean-Paul Sari habillage, aides costumes Aïcha Compaoré

à partir de 15 ans | Durée estimée 2h30

  • le palace › 24 au 26 fév à 20h
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Voici le rêve dont sont faits les metteurs en scène : se réveiller une nuit d’insomnie, s’asseoir sur le bord du lit et contempler les paupières encore lourdes de sommeil la famille des personnages réunie. Ils sont tous là –même ceux qui résistaient à apparaître la veille encore. Ils vous regardent en souriant, disponibles, prêts à en découdre avec la pièce. Vous n’en croyez pas vos yeux et en effet, ce n’est qu’un rêve.

Pour son retour dans les murs, l’ancien directeur de la Comédie s’empare du plus grand des poètes dramatiques. Thierry Roisin qui était resté étranger à ce territoire-là nous entraine dans une Tempête comme on n’en vit encore jamais. Créé à Ouagadougou, le spectacle est porté par une équipe composée de nombreux artistes du Burkina Faso.

Si Thierry Roisin a rêvé à une telle distribution c’est qu’à ses yeux les éléments surnaturels et magiques ne sauraient être pris en charge par des comédiens européens. Prospero ainsi que les nobles napolitains seront interprétés par des acteurs africains. Les autres par des Européens. Le metteur en scène illustre par là la domination d’une culture sur une autre. Prospero, duc de Milan en exil, cherche à imposer son système de pensée, ses valeurs, à ses concitoyens Caliban, Ariel et Miranda eux aussi prisonniers de l’île.

Or il s’agit de trouver l’équilibre entre la portée dramatique et métaphorique de la pièce et sa dimension indiscutablement comique. La truculence de l’oeuvre brille d’autant plus qu’elle se niche souvent, constate le metteur en scène, au coeur de la soif de liberté des personnages qui ne cessent de nous prendre à parti. En cela Thierry Roisin semble poursuivre le geste d’Aimé Césaire qui dans sa réécriture de 1969, clôt sa pièce avec ce cri : “LA LIBERTÉ OHÉ, LA LIBERTÉ !”

A noter :
  • rencontre avec les artistes > jeu 25 fév à l'issue de la représentation
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latempete
Production

coproduction Groupe Beaux-Quartiers (France), Collectif Béneeré (Burkina Faso), CDN de Haute-Normandie - Rouen

avec le soutien l'Institut Français de Ouagadougou (Burkina Faso),de la SPEDIDAM

remerciements la compagnie Les Ateliers du Spectacle pour son aide

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