Le Malade Imaginaire
Les anciens, Monsieur, sont les anciens, et nous sommes les gens de maintenant.

de Molière mise en scène Michel Didym avec André Marcon, Agnès Sourdillon, Jeanne Lepers, Catherine Matisse, Bruno Ricci, Jean-Marie Frin, Barthélémy Meridjen, Jean-Claude Durand, Garance Rinderknecht en alternance avec Sixtine Kieffer musique Philippe Thibault scénographie Jacques Gabel lumières Joël Hourbeigt costumes Anne Autran assistante à la mise en scène Anne Marion-Gallois chorégraphie Jean-Charles Di Zazzo maquillage et perruque Catherine Saint Sever enregistrement et mixage musique Bastien Varigault avec le Quatuor Stanislas Stanislas (Laurent Causse, Jean de Spengler, Bertrand Menut, Marie Triplet) modiste Catherine Somers couturières Liliane Alfano, Anne Yarmola régie générale Pascal Flamme, Sébastien Rébois régie lumières Gillian Duda régie son Dominique Petit régie plateau Jérémy Ferry habilleuse Claire Gény maquilleuse, coiffeuse Noï Karunayadhaj

à partir de 12 ans | Durée 2h

  • Le palace › 14 au 17 avril à 20h
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Pièce souvent qualifiée de légère, on aurait pu faire l’impasse sur Le Malade imaginaire. Or on le sait maintenant, il faut se méfier de Molière.

Rien ne présageait de cette hargne, et de cet humour aussi. La pièce tout entière croulait sous le poids de ce fauteuil dans lequel l’auteur serait mort. Ça collait sacrément bien : Molière meurt en scène en malade imaginaire. Idéal comme fin pour qui avait passé sa vie à railler les médecins et à braver la mort !

Alors on avait regardé ailleurs : dans les bouffonneries et dans les pièces dites sérieuses où sont étrillés les faux-dévots, où sévissent les esprits libertaires et où il est question de pourfendre et de corriger tous les vices.

Alors oui, il vaut mieux ne s’attendre à rien avec Le Malade imaginaire et partir de zéro. Prendre son souffle pour s’aventurer pas à pas à la suite de cet illustre malade, grommelant, houspillant et plein de vie. Autrement dit, faire de la place pour que s’y loge à nouveau le désir.

Il y a par exemple à la fin de la pièce une scène de ballet chantée et dansée : l’intronisation d’Argan en médecin. L’absurde est ici poussé à son terme. La parole devient musique : elle ne véhicule rien d’autre que l’étonnement du protagoniste devant ces médecins devenus fous. C’est du pur burlesque.

Michel Didym ne vise pas une modernisation forcée et outrancière mais cherchera à faire résonner la pièce avec notre époque. Pour un metteur en scène habitué au répertoire contemporain et dont le choix de cette pièce constitue une rare infidélité, c’est un spectacle qui donnera certainement de la voix !

Ici pas d’alexandrins, pas de raison et peut-être pas de morale non plus ; rien que le plaisir de faire rire. Et de faire rire avant tout de soi. Il y a on le sait bien des fausses morts, des quiproquos en chaîne, du théâtre dans le théâtre, des coups bas, des déclarations d’amour, des déplorations déchirantes et des déguisements pendables : Le Malade imaginaire est réellement un cas d’école.

A noter :
  • Bord de plateau › Jeu 16 avril à l’issue de la représentation
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Le Malade Imaginaire
Production

Production Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy – Lorraine

Coproduction TNS – Théâtre National de Strasbourg, Théâtre de Liège, Théâtre des Célestins – Lyon

Construction du décor Ateliers du Théâtre National de Strasbourg, Ateliers du Centre Dramatique National Nancy - Lorraine

Réalisation des costumes Ateliers du Théâtre de Liège / Séverine Thiébault

Avec la participation artistique du Jeune théâtre national

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