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| IBIS |
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| du 6 novembre 2008 au 14 avril 2009 | ||||||||||||
jeudi 6 novembre à 19h30 à la salle des fêtes La Clarence à Divion
Si l'argent ne fait pas le bonheur, rendez-le ! |
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conception et mise en scène Stéphane Verrue Jacques Schab (musique) coproduction Comédie de Béthune et Avec vue sur la mer |
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L’argent a quelque chose de foncièrement paradoxal. D’un côté il est absolument nécessaire à la vie en société. D’un autre côté, il est totalement inutile en lui-même. Vous ne me croyez pas ? Alors dites-moi ce que vous feriez d’un lingot d’or, d’une grosse liasse de billets, d’un carnet de chèque ou d’une carte de crédit sur une île déserte ? Depuis bien longtemps mais encore plus depuis l’avènement de ce que l’on appelle doctement la mondialisation (qui n’est rien d’autre que le stade ultime du capitalisme le plus sauvage), l’argent est devenu le pouls du monde. Et chaque jour, il faut le prendre ce pouls ! Le dollar monte ! Quel malheur ! Le dollar baisse ! Quel malheur ! Chaque jour, la faim tue plus de 1500 enfants dans le monde, chaque hiver, des SDF meurent de froid, chaque année des espèces animales disparaissent, sans parler des catastrophes écologiques qui menacent… Non, chaque jour « en direct de la Bourse de Paris » : le CAC 40 ! La référence absolue, c’est désormais le sacro-saint « marché ». Justement, sacro-saint… « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent » écrivait Matthieu dans son évangile. Qu’à cela ne tienne, faisons de l’argent notre Dieu et le tour est joué. Faisons du fric avec du fric. Adorons le veau d’or (qui est toujours debout ou… de boue comme vous préférez) et tant pis pour l’état de la planète, tant pis pour les pays « endettés », tant pis pour les pauvres ! En visitant des textes d’Ovide, d’Aristophane ou encore de La Fontaine, Cendrars ou Prévert, en nous inspirant de réflexions cocasses ou édifiantes de François Rachline, Bernard Maris ou encore J.M. Keynes, en chantant Georges Milton, Boby Lapointe, François Béranger, ou, pourquoi pas, Pink Floyd et Abba, nous voulons proposer un voyage joyeux (et grave aussi, parfois) au pays paradoxal du pognon. |
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