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Un Long Dimanche de fiançailles : écho n°2

Publié le 15.04.20 par La Comédie de Béthune

Un long dimanche de fiançailles, c’est un roman-champ de bataille, construit comme une boîte aux lettres où les nombreux personnages postent les récits de leur mémoire… un texte idéal pour une lecture partagée participative, réunissant des comédien·nes professionnels et des lecteurs/trices amateurs !

Cette lecture partagée prévue fin mars n’a pu avoir lieu. Alors, nous imaginons une autre forme… et vous retrouverez notre troupe éphémère (presque) au complet pour traverser, par extraits, les 14 chapitres du roman. Rendez-vous ici même chaque jeudi d’avril.

En voici les chapitres 4, 5, 6 et 7

Chap. 4 – Le beau temps d’avant

Mathilde, surmontant la paralysie des jambes qui la cloue sur une chaise roulante depuis l’enfance, part pour Paris rencontrer les femmes des autres soldats. Mais elle ne voit que Thérèse Gaignard, femme de Six-Sous, qui se souvient de son homme, syndicaliste et amateur de courses de bicyclette au Vélodrome d’Hiver. De Dordogne, Mathilde reçoit une lettre du curé de Cabignac qui confirme la mort de Benoît Notre-Dame, Cet Homme, en avril 1917, et s’inquiète du sort de Mariette. Puis de Marseille, une autre lettre de Madame Conte, marraine de Tina Lombardi, la compagne d’Ange Bassignagno, Droit Commun. Les lettres reçues confirment leur mort officielle : Tués à l’ennemi le 7 janvier 1917

Mathilde fait la connaissance de Petit Louis, bistrotier du côté de la place de la Bastille, ami de Kléber Bouquet. Petit Louis connaît Véronique Passavant et Biscotte. Il se souvient de dates et sait des choses, à propos d’une rupture amoureuse, notamment.

Photo aérienne de la place de la Bastille, 1932


 

Chapitre 5 – Les petits sous de la reine Victoria

Sur la demande de Mathilde, Pierre-Marie Rouvière, conseiller juridique du père de Mathilde, a pris des renseignements auprès d’un officier de ses amis. Le récit d’Esperanza paraît mensonger, on ne jette pas des soldats comme ça dans une tranchée, même condamnés à mort. Pourtant, les personnages du récit du sergent apparaissent dans les documents militaires tout comme, dans la liste des pertes, les noms des 5 soldats. Rouvière l’atteste : le procès a eu bien lieu en décembre 16 à Dandrechain, lors d’un conseil de guerre. Mais, révélation… ils ont été graciés par le président Raymond Poincaré, le 2 janvier 1917, quatre jours avant l’affaire de Bingo Crépuscule. Que s’est-il passé, alors ?

Pierre-Marie Rouvière veut convaincre Mathilde, restée perplexe, de la douloureuse vérité : Manech est mort. C’est ainsi. Peut-être, mais c’est sans compter sur la ténacité de l’héroïne, qui va aller chercher d’autres informations…

Chapitre 6 – Le coffret en acajou

En réponse à son annonce publiée dans de nombreux journaux – Le Figaro, La Biffe, La Vie Parisienne, L’Illustration, Mathilde reçoit plusieurs lettres. Dans ces pages entrent en scène Véronique Passavant, la compagne de Kléber Bouquet, une mystérieuse femme à l’accent du midi, Olivier Bergetton – ancien soldat qui dresse un portrait de Célestin Poux en redoutable magouilleur, puis Germain Pire, un drôle de détective qui a enquêté sur Benjamin Gordes, Rosine Chardolot – mère du caporal du même nom, Emile Boisseau, témoin de l’amitié brisée entre Bouquet et Gordes, qu’on appelait Biscotte… enfin, la timide Elodie Gordes, femme de Benjamin, écrit à son tour : elle a fait appel à Germain Pire pour faire établir sa situation de veuve de guerre.

Le témoignage de Rosine Chardolot trouble fortement Mathilde : il paraîtrait qu’au moins un des 5 condamnés ait survécu à la tuerie de Bingo Crépuscule, peut-être deux. Elle range les lettres dans son coffret en acajou et assemble peu à peu les pièces d’un curieux puzzle où les morceaux d’une paire de bottes prises à un Allemand ont du mal à trouver les pieds français qui les ont portées…

 

Chapitre 7 – La femme prêtée

Mathilde retourne à Paris sur la piste d’Elodie Gordes, persuadée qu’elle est à l’origine de la brouille entre les deux amis inséparables, Bouquet et Gordes. Celle-ci, troublée par la photo des soldats que lui montre Mathilde, ne dit rien mais s’engage à lui écrire… et lui fait donc le récit de la triste histoire de Benjamin Gordes. Des 5 enfants de femmes différentes qu’il a élevés comme les siens. Du courage qui lui fait défaut sur le champ de bataille, devant le massacre de Notre-Dame-de-Lorette. De la promesse insensée que Gordes lui arrache, à un retour de permission. De la rencontre avec Kléber Bouquet, l’ « homme de sa parenthèse », qui la fait rire, lui parle des Inuits et de la chasse aux phoques – c’est que dans sa jeunesse, il est allé en Amérique. Mathilde rencontre ensuite Véronique Passavant, les deux femmes sympathisent, échangeant ce qu’elles savent ou croient savoir. Mais c’est d’abord Germain Pire, le détective, amateur des tableaux de fleurs de Mathilde qui va lui livrer un nouveau morceau du puzzle des bottes allemandes, puis Pierre-Marie Rouvière, lui apprendre une terrible nouvelle…

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