à propos des spectacles

Un Long Dimanche de fiançailles : écho n°3

Publié le 21.04.20 par La Comédie de Béthune

Un long dimanche de fiançailles, c’est un roman-champ de bataille, construit comme une boîte aux lettres où les nombreux personnages postent les récits de leur mémoire… un texte idéal pour une lecture partagée participative, réunissant des comédien·nes professionnels et des lecteurs/trices amateurs !

Cette lecture partagée prévue fin mars n’a pu avoir lieu. Alors, nous imaginons une autre forme… et vous retrouverez notre troupe éphémère (presque) au complet pour traverser, par extraits, les 14 chapitres du roman. Rendez-vous ici même chaque jeudi d’avril.

En voici les chapitres 8, 9 et 10

Chap. 8 – Les mimosas d’Hossegor

Souvenirs de l’histoire d’amour entre Mathilde et Manech, depuis 1910, l’année où elle le regarde nager dans l’océan, ce fils de marin-pêcheur « né au fond de l’eau », à Soorts, jusqu’en 1916, l’année où il part à la guerre, à Bourges puis à Verdun, avant de rejoindre le front de Picardie. Mathilde ne peut penser au tronc du peuplier sur lequel il a gravé leur amour sans avoir envie de pleurer.

Janvier 1921 : elle se rend au cimetière d’Herdelin, près de Péronne, sur les tombes des 5 soldats. Devant celle de Manech, elle lui parle. S’interroge sur les codes cachés dans les lettres des soldats… toi et moi, avions-nous un code secret ? L’enquête ne progresse pas vraiment. Germain Pire a renoncé à filer la piste de Tina Lombardi et de Célestin Poux, qui restent introuvables. La mère et le père de Manech disparaissent, discrètement. A Hossegor, Mathilde s’enfonce dans la tristesse et peint.

1923 : elle expose ses toiles à Paris et relance une annonce dans L’Illustration. « Vos fleurs parlent », lui écrit-on dans un livre d’or. D’autres réponses reçues vont parler à leur tour : 2 témoignages concordent sur l’existence d’une peinture sur bois mystérieuse, un soldat anglais ou canadien, sur un cheval gris ou noir, regardant le coucher du soleil. Support idéal pour une pancarte au dos de laquelle une main aurait tracé à la peinture noire, « Bing au crépuscule. » Une seconde lettre d’Aristide Pommier, exilé à Montréal, au Québec, confirme la piste de soldats canadiens présents à Bingo crépuscule, qui auraient trouvé et enterré les corps des 5 soldats. Mathilde reçoit enfin, de Melun, une lettre au ton sec qui déclare que Célestin Poux est mort. Mais le 3 août 1924, c’est le bruit d’une moto qui va sortir Mathilde de sa langueur…

Montréal 1920

Chapitre 9 – La terreur des années

L’homme à la moto, c’est Célestin Poux — un télégramme de Germain Pire le confirme avec un peu de retard. Mathilde va enfin entendre le récit de la nuit du 6 au 7 janvier 1917, les « folies » dont parlait Esperanza, Six-Sous chantant Le Temps des cerises à tue-tête, le Bleuet bâtissant un bonhomme de neige sous la mitraille allemande, Cet Homme se planquant sous un mur de briques effondré… et d’autres choses que Célestin Poux confirme ou révèle : c’est Gordes, ou Biscotte, qui a pris ses bottes allemandes à Kléber Bouquet pour le protéger. Oui, il y avait des soldats canadiens de Terre-Neuve. Et des boches, des Teutons, feldwebel ou simples soldats. Célestin dit aussi qu’il a donné un gant à Manech, pour protéger du froid sa main non bandée.

Mathilde lui confie le contenu de son coffret en acajou, les lettres et les notes prises sur l’enquête de Pierre-Marie Rouvière. Les soldats auraient été grâciés ? Célestin Poux s’en doutait ! Sa colère explose à l’idée qu’un commandant Lavrouye, ambitieux ou malfaisant ou les deux, ait gardé pour lui la lettre présidentielle. Le sort des soldats s’est donc joué à quelques heures près. Ecoutant les pistes d’espoir auxquelles Mathilde se raccroche, l’ex-soldat laisse peu de place au doute : parfois, on se trompe. Urbain Chardolot, sa mère ou Tina Lombardi ont pu se tromper. Entre Mathilde et Célestin Poux se noue un lien de confiance et d’humanité, qui le décide à emmener Mathilde dans la Somme…

Chapitre  10 – La tranchée d’en face

Guidée par Célestin Poux, Mathilde se rend sur le champ de bataille. Les voilà qui poursuivent l’enquête, l’une posant des questions, l’autre cherchant le mur effondré de ses souvenirs. Ensemble, ils découvrent le récit du déterrement des 5 corps des soldats, après l’Armistice. À Péronne, à l’Auberge des remparts, Mathilde fait la connaissance d’Heidi Weiss, une jeune Allemande qui suit, elle aussi, les traces de son frère mort à Bingo Crépuscule. Ce même jour, Mathilde reçoit un coup de téléphone de Germain Pire qui lui apprend l’exécution de Tina Lombardi, condamnée à la guillotine pour l’assassinat du colonel Lavrouye. Lavrouye. L’ambitieux qui n’a pas transmis la lettre grâciant les 5 condamnés de 1917 ? Tina Lombardi aurait donc accompli sa vengeance ? Pierre-Marie Rouvière, dans un deuxième coup de téléphone, lui dit que l’avocat de celle-ci veut la voir…

 

Partagez ce contenu autour de vous !

En liens

Laisser un commentaire

Haut de page