© Atelier Graphique Malte Martin
à propos des spectacles

De Passage : dossier pédagogique

Publié le 27.09.17 par Philippe Cuomo

Dossier pédagogique  réalisé par Philippe Cuomo
permettant une mise en appétit et une exploitation en classe du spectacle de Johanny Bert.

AVANT LA REPRÉSENTATION

Photographie – Journal La Terrasse

I/ Le travail de Johanny Bert

1°) Sa « méthode »

Johanny Bert a pu élaborer au fur et à mesure de ses rencontres et des créations un langage théâtral singulier. Ce langage théâtral est une confrontation entre l’acteur et l’objet, la forme marionnettique.

Toutes les créations de Johanny Bert commencent par une dramaturgie, une écriture. C’est à partir de cette dramaturgie qu’il invente en équipe, avec les acteurs, les plasticiens, des variations autour de l’animé et de l’inanimé, l’acteur face à l’objet marionnettique. C’est le texte, le sujet, sa mise en jeu au plateau qui va déterminer l’adresse aux spectateurs. Certaines créations sont accessibles aux jeunes spectateurs dans un dialogue avec l’adulte qui l’accompagne.

Source : site de la compagnie

 

ACTIVITÉ :

  • D’après ce texte, qu’est-ce qui caractérise son travail ?

2017 

  • Dévaste-moi  mise en scène Johanny Bert
  • Le Petit Bain  chorégraphie Yan Raballand conception Johanny Bert

2016 

  • Waste de Guillaume Poix mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert
  • Elle pas princesse/Lui pas héros de Magali Mougel mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert

2015 

  • Peer Gynt de Henrik Ibsen mise en scène Johanny Bert
  • Patoussalafoi ! de Philippe Dorin mise en scène Johanny Bert

2014 

  • De passage de Stéphane Jaubertie mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert
  • Docteur Camiski ou l’esprit du sexe – Épisode 2 de Pauline Sales… mise en scène Johanny Bert

2013 

  • L’Âge en bandoulière de Thomas Gornet mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert
  • L’Émission de Sabine Revillet mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert

2012 

  • Music-Hall de Jean-Luc Lagarce mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert
  • Le Goret de Patrick McCabe mise en scène Johanny Bert

2011 

  • Hänsel und Gretel musique Engelbert Humperdinck mise en scène Johanny Bert

2010 

  • Phi-Phi musique Henri Christiné mise en scène Johanny Bert
  • L’Opéra du dragon de Heiner Müller mise en scène Johanny Bert
  • Krafff  mise en scène Johanny Bert conception Johanny Bert

2009 

  • Les Orphelines de Marion Aubert mise en scène Johanny Bert

2008 

  • L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht mise en scène Johanny Bert
  • Les Deux rois mise en scène Johanny Bert conception Nathalie Roques

2007 

  • Mélodrames de Chantal Péninon mise en scène Johanny Bert…
  • Histoires éphémères d’Emmanuel Darley… mise en scène Johanny Bert
  • Ceux d’ailleurs  mise en scène Johanny Bert

2006 

  • Histoires Post-it d’Emmanuel Darley… mise en scène Johanny Bert
  • Les Pieds dans les nuages de Johanny Bert… mise en scène Johanny Bert

2003 

  • Le Petit Bonhomme à modeler d’Alexia Subert… mise en scène Johanny Bert

Source: Les archives du spectacle

ACTIVITÉS :

  • D’après cette liste non exhaustive, vers quels auteurs se tournent Johanny Bert ?
  • Quel mot singulier revient très souvent dans ce tableau ? Quel sens lui donnez-vous ?

2°) Son esthétique

ACTIVITÉ :

  • Pour chacun des trois spectacles suivants, regardez la présentation vidéo en cliquant sur les photos et appréciez la diversité des formes explorées. Caractérisez ensuite chacune d’entre elles :
Spectacle 1 : Dévaste-moi

Photographie Jean-Louis Fernandez

Spectacle 2 : Le petit bain

Photographie Jean-Louis Fernandez

Spectacle 3 : Kraff

Photographie Jean-Louis Fernandez

3°) Formes théâtrales

MARIONNETTES. Qu’elles soient à gaine, à tiges, à fils ou à baguettes, qu’elles soient grossièrement taillées ou d’un extrême raffinement, qu’elles atteignent la taille humaine ou soient miniaturisées, les marionnettes sont une des formes les plus anciennes, les plus vivaces et les plus répandues de théâtre traditionnel, en Orient et en Extrême-Orient. L’Europe, quant à elle, a chargé leur ingénuité – et leur ingéniosité – première d’intentions esthétiques, voire philosophiques qui ont fait d’elles un des enjeux majeurs du théâtre d’avant-garde. (…)

article « Marionnettes » de J. Pimpaneau dans Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, ouvrage sous la direction de Michel Corvin, Bordas, 2008

OBJETS (Théâtre d’). Appellation choisie au début des années 1980 par certaines compagnies, généralement  issues du théâtre de marionnettes, pour désigner les nouvelles orientations prises par leur travail, dans le prolongement de Kantor et de l’univers surréaliste de Magritte. À la différence du marionnettiste traditionnel, l’acteur du théâtre d’objets ne cherche pas à disparaître derrière les figures avec lesquelles il joue, celles-ci ne revêtent pas nécessairement une apparence humaine et  aucun semblant de vie autonome ne leur est prêté : la manipulation, refusant toute création d’illusion, s’apparente plutôt aux modes de déplacement et d’animation d’un enfant avec ses jouets. Tout anthropomorphisme n’est pourtant pas exclu, puisque les objets utilisés (souvent empruntés à la réalité la plus quotidienne, sans transformation véritable) se voient prêter des comportements humains, dialoguent, et servent de supports à des actions dramatiques. L’acteur du théâtre d’objets, ou plutôt l’ « objecteur » (Roland Shön), s’adressant directement ou indirectement aux spectateurs, prend généralement le rôle d’un témoin, d’un conférencier ou d’un narrateur. (…)

article « Théâtre d’objets » de D. Plassard dans Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, ouvrage sous la direction de Michel Corvin, Bordas, 2008

OMBRES (le théâtre d’). Forme dramatique qui consiste à accompagner une narration rituelle, épique ou satirique, de la projection sur un écran d’images d’objets fixes ou articulés, manipulés par un montreur. (…)

article « Théâtre d’ombres » de Fr. Gründ, Ch. Khaznadar dans Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, ouvrage sous la direction de Michel Corvin, Bordas, 2008

ACTIVITÉS :

  • Cherchez une ou plusieurs photographies ainsi que des extraits de spectacles illustrant chaque forme de théâtre définies dans ces articles.
  • À partir des dessins de l’annexe 2, faites une proposition théâtrale en ombre corporelle ou en ombromanie de l’extrait ci-dessous.

(On entend le chant du milan noir.)

LE MILAN.— Bonsoir.

LE FILS.- On est où, là ?

LE MILAN.- À l’hôpital.

LE FILS.- Quel étage ?

LE MILAN.- Premier. Au service des enfants.

LE FILS.- Maman !

LE MILAN.— Elle parle avec le docteur.

LE FILS.- Tu es… un oiseau.

LE MILAN.- Je suis un milan noir,

LE FILS.- D’où viens-tu ?

LE MILAN.- Tu vois la colline, là-bas, derrière les tours ?

LE FILS.- Où le soleil se couche ?

LE MILAN.- C’est de là que je viens.

LE FILS.- Là, je suis mort ?

LE MILAN.- Tu as mal ?

De passage, Stéphane Jaubertie, Éditions théâtrales, février 2013, p.57

 

II/ La rencontre avec un texte

1°) Interview de Stéphane Jaubertie

ACTIVITÉS :

  • Qu’est-ce qui caractérise son écriture ?
  • Comment présente-t-il son texte ?
  • Lisez l’extrait ci-dessous, caractérisez cette écriture singulière. Que retrouvez-vous de ce qu’a dit l’auteur dans la vidéo précédente ?

LA MÈRE.- Tu me diras ça demain.

LE FILS.- Maman.

LA MÈRE.- Je vais être en retard à l’hôpital.

LE FILS,- La lumière, tu la laisses.

LA MÈRE,- La lumière, tu n’as jamais dormi avec.

LE FILS.- S’il te plaît.

LA MÈRE.- Si je la laisse, tu ne vas pas dormir.

LE FILS.- Celle du couloir, juste. Elle se glissera sous la porte, et ce sera bien.

LA MÈRE.- D’accord. Je ferme maintenant. Bonne nuit, mon fils.

LE FILS.- Au revoir.

 

Il faut que je te dise. Il n’y a que trois jours importants dans la vie d’un homme :

Hier, aujourd’hui, et demain.

 

D’où tu es, si tu regardes bien, tu peux voir dans le noir.

Tu peux voir l’enfant seul dans son lit.

Regarde. Tu verras qu’il ne dort pas,

Il a les yeux ouverts et, dans ses yeux, il y a des images.

Ce soir, comme tous les soirs, sa mère est partie.

En attendant son retour, il pense aux jolies choses, et le sommeil le prend.

Au matin, elle est là, assise au bord de l’enfant. Et c’est un nouveau jour qu ‘elle apporte.

Mais ce soir, il ne dort pas. Il a des images.

Tellement, qu’il se lève.

Vois comme il se lève.

Dis toi qu’il va vers la lumière qui l’attend derrière la porte.

Dans le couloir, personne. Que lui et la lumière,

Un couloir, c’est fait pour être traversé. Alors il le traverse.

Au mur, il y a les photos.

Les souvenirs, l’enfant passe devant sans les regarder.

Sauf celui du bout. Son préféré.

De passage, Stéphane Jaubertie, Éditions théâtrales, février 2013, p.50

2°) Johanny Bert présente la pièce

ACTIVITÉS :

  • Que découvrez-vous de l’histoire de la pièce et de ses thèmes ?
  • Johanny Bert évoque l’esthétique de son spectacle, pourriez-vous le caractériser ?
  • D’après l’extrait du texte précédent, que retrouvez-vous ?
  • Imaginez et décrivez la mise en scène de cet extrait par Johanny Bert.

Le conteur est là, devant nous et décrit ce que nous ne voyons pas, ce que nous ne savons pas encore, ce qui est enfoui et que nous devons découvrir.

Un secret. Celui que porte cet enfant de 9 ans. Un secret de famille.

Au fil d’une année, rythmée par le passage des saisons et de l’éclosion des fleurs, ce conte moderne se déroule devant nous comme un jeu entre mots et images. Johanny Bert poursuit son langage scénique entre acteurs et formes marionnettiques dans un dispositif sonore particulier dans lequel chaque spectateur pourra entendre l’histoire au creux de son oreille.

Dossier de présentation du spectacle, Les Tréteaux de France

De passage, c’est un voyage.

Guidé par un homme, un acteur, d’une quarantaine d’années. Il dit :

Il n’y a que trois jours importants dans la vie d’un homme : Hier, aujourd’hui, et demain.

C’est dans notre géographie interne que cet homme nous invite à voyager.

En accompagnant ce fils et cette mère, il nous donne à éprouver le temps.

Celui de la brièveté de la vie, de la lutte et de l’abandon.

Et celui bien sûr de la représentation.

Le temps du théâtre, pour apprendre que rien ne dure.

L’acteur et son art de la mémoire, pour nous dire que la vraie vie est dans l’oubli.

Les mots sont là pour ça. Pour nous dire l’indicible.

Ce temps, entre la vie et la mort de toutes choses.

Ce qui entre les deux se tisse. Ce qui nous terrorise et nous grandit.

Nous passons notre temps à passer.

De l’hiver à l’hiver, la pièce se déroule sur une année. Les fleurs marqueront la spécificité de chaque saison, nous rappelant l’éphémère de la nature.

De passage, c’est aussi passer d’une mère à une autre.

Enroulé dans un drap de questions.

Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ?

C’est aussi ce que l’enfant passe à l’homme, ce que l’homme en accepte, et s’apprête à passer à son tour. Histoire de filiation.

Cet homme, c’est lui, enfant, qu’il nous raconte.

L’enfant, qui toujours accompagne l’acteur quand il joue. Comme tous les artistes, il ne parle que de lui. Et de nous. En fait, il est de passage pour ne parler que d’amour.

Note de l’auteur, Stéphane Jaubertie

 ACTIVITÉ :

  • Complétez votre découverte de la pièce avec ces deux textes.

III/ Vers le spectacle

1°) Approche par le titre

ACTIVITÉ :

  • Construisez des phrases avec l’expression de passage.

2°) Approche par l’écriture

ACTIVITÉS :

  • À partir de la liste des personnages ci-dessous, inventez des histoires commençant par « Il était une fois… »

Le fils, la mère, l’acteur, la mort, le milan noir, la femme

  • Choisissez une des quatre images du spectacle ci-dessous et écrivez un texte qui mêlera la parole d’un conteur et un dialogue théâtral.

© JL Fernandez

Image 1

© JL Fernandez

Image 2

© JL Fernandez

Image  3

© JL Fernandez

Image  4

3°) Approche par l’élaboration d’une image

LA MÈRE.— Habille-toi.

LE FILS.— C’est le matin ?

LA MÈRE.— Oui. On rentre à la maison.

Jusqu’à la voiture, la mère serre la main de l’enfant dans le froid du matin.

La voiture, c’est une petite grise. L’enfant la voit de loin sur le parking.

La reconnaîtrait entre mille.

Il sait, que c’est elle qui a conduit sa mère à l’hôpital, quand le monde qu’ell portait a voulu voir le jour.

LA MÈRE.- À quoi tu penses ?

LE FILS.- À rien.

Il sourit. Il sait que, pour sa mère, le monde, c’est lui.

Là, tu te demandes où est le père.

Dis-toi qu’il y en a un. Mais qu’il ne le connaît pas.

Le père, quand elle l’a rencontré, il n’était pas un père, il était juste un homme,

Mais elle était impressionnable à l’époque, alors il l’a impressionnée. Quand le ventre s’est arrondi, l’homme est parti. On ne l’a jamais revu.

Et jamais ils n’en parlent.

L’enfant n’a pas de père, c’est comme ça. Pour l’instant, ça lui va.

Se dit qu’il a une mère, une vraie. Que ça suffit pour aller vers la vie,

De la voiture, on voit le rideau se lever sûr la ville.

On voit l’habitude prendre son café, on voit les rêves au fond des poches, les engins qui s’éveillent. Le monde est en marche.

C’est l’hiver.

L’enfant s’endort.

Entre les tours passe le soleil.

De passage, Stéphane Jaubertie, Éditions théâtrales, février 2013, p.56

ACTIVITÉS :

  • À partir de cet extrait ou de la présentation du texte par son auteur  ou tout simplement d’un thème présent dans le texte, composez une image en utilisant le principe du collage.
  • Vous pouvez ensuite tenter de faire la même chose en utilisant, dans l’espace, l’ombre et la lumière.

4°) Bande annonce du spectacle

ACTIVITÉ :

  • Et si, à votre tour, vous faisiez une bande annonce pour ce spectacle.

APRÈS LA REPRÉSENTATION

I/ Rendre compte du spectacle

ACTIVITÉS :

  • En cercle, « je me rappelle » une scène triste, une scène effrayante, une scène amusante, une scène surprenante etc.
  • Un groupe propose une scène muette ou une image arrêtée et le reste de la classe doit deviner de quel passage il est question dans le spectacle.
  • Un élève incarne le conteur et raconte le spectacle. Cette narration peut se faire en relais.
  • Idem en utilisant un micro.
  • Choisir une scène et proposer, sur une feuille A4, un dessin, une peinture, un collage représentant cette scène. Exposer tous les dessins.
  • Créer une bande dessinée collective à partir de ce spectacle.

 

  • Réfléchir à cette problématique : en quoi ce spectacle présente-t-il un voyage au cœur de l’intime ?

II/ Vers le sens

Maintenant que vous avez vu le spectacle et découvert la poésie de ce texte…

ACTIVITÉS :

  • Comment interprèteriez-vous le titre ?
  • Pourriez-vous expliquer la présence de ce vers de Victor Hugo en exergue du texte ?

« J’ai dans l’âme une fleur que nul ne peut cueillir. »

(Victor Hugo, « Puisque j’ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine, dans Les Chants du Crépuscule)

  • En quoi réside la poésie de ce spectacle ?
  • Mettez en relation le spectacle que vous avez vu avec le texte de Johanny Bert ci-dessous.

 De passage, entre ombre et lumière

Mettre en scène pour le jeune public est un vrai choix. C’est l’envie de raconter avec délicatesse, sensibilité et responsabilité la fragilité de notre monde, de ce monde qu’ils découvrent et semblent pourtant déjà connaitre bien mieux que nous.

Pourquoi ne pas tenter de mettre des images sur l’invisible, des mots sur la peur qui parfois sommeille en eux ?

Les enfants sont les princes curieux de notre monde, dévoreurs de découvertes multiples.

L’obscurité aussi les intrigue, la tristesse aussi les attrape. Et le théâtre peut fonder en eux des sentiments nouveaux pour mieux affronter la réalité, ressentir la délicatesse et l’importance d’être vivant.

Dans les contes, on le sait, les histoires sont cruelles et mettent des mots sur les sujets que l’on n’ose prononcer entre adultes et enfants. Ils ont été écrits pour cela, pour faire peur à la vie, pour mieux affirmer d’être là, bien en vie face au monde.

« Avoir peur dans le mensonge du théâtre » est une forme d’expérience éphémère à laquelle les adultes ont peut-être plus d’appréhension que les enfants mais laissons-les nous guider !

Je connaissais l’écriture de Stéphane Jaubertie mais pas ce texte que m’a fait découvrir Olivier Letellier, acteur-conteur et metteur en scène. L’envie est née de travailler ensemble grâce à cette pièce.

Avec beaucoup de délicatesse, Stéphane Jaubertie écrit De passage et aborde les sujets de la parentalité, du souvenir, du secret à travers le personnage du conteur, personnage passeur et confident. L’écriture est proche d’un théâtre-récit, un conte d’aujourd’hui.

L’auteur rend le spectateur actif dans sa relation à l’imaginaire. C’est ce que j’aime dans cette pièce. Rien n’est sombre, tout est lumineux, fluorescent, éclatant de vitalité.

  • Ecrivez un article critique dont le titre serait : Un enfant « de passage ».

Pour vous aider, quelques ressources à télécharger :

Dossiers de présentation
Articles critiques

III/ Résonances

Les œuvres cinématographiques suivantes peuvent entrer en résonance avec les thèmes ou l’écriture de ce texte de Stéphane Jaubertie.

  • La maladie
  • Comme une étoile dans la nuit, René Ferret, 2008

Le film de René Féret est extrêmement émouvant. L’action se resserre autour d’un couple qui démarre dans la vie jusqu’au moment où l’homme apprend qu’il n’en a plus que pour un an à vivre. Le film décrit cet accompagnement vers la mort et la fin est bouleversante lorsque l’héroïne adresse une lettre posthume à celui qu’elle aime. Un véritable chant d’amour et un espoir incroyable traversent ce film magnifique.

  • La guerre est déclarée, Valérie Donzelli, 2010

Le film autobiographique de Valérie Donzelli est un peu différent car un couple doit faire face à la maladie d’un enfant mais cette guerre face à l’adversité est un modèle du genre. L’issue sera heureuse car l’enfant sera guérie.

  • L’écume des jours, Michel Gondry, 2013

Inutile de présenter l’œuvre de Boris Vian ; le film de Michel Gondry reprend la métaphorisation de la maladie.

  • Amour, Mickael Hanneke, 2012

Dans Amour, un vieil homme accompagne sa femme vers la mort à la suite d’un AVC. Bouleversant pour l’interprétation des deux comédiens Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant. Mickaël Hanneke décrypte les différents moments de ce passage douloureux par touches successives avec une incroyable lucidité.

  • Se souvenir des belles choses, Zabou Breitman, 2001

Zabou a, elle aussi, exploré dans ce film ce qu’est une fin de vie.

  • Le secret sur son identité
  • Le Fils de Jean, Philippe Lioret, 2016
  • Les Yeux de sa mère, Thierry Klifa, 2011

Théâtre et récit

Le texte initial de Platon dans La République, Livre III : dialogue entre Mimesis (imitation de l’action) et Diegesis (le récit donné par le poète, le dithyrambe).

Les Cloches de Bâle, Antoine Vitez – exemple de premier théâtre récit d’après le roman d’Aragon.

Mais aussi tout le travail d’Antoine Lemaire.

Le conte au théâtre

Chez Pommerat notamment : dossiers ou fiches à télécharger ici

ANNEXES

1-    Différents types de théâtre d’ombres traditionnel

Dessins de Marcelle Violette extraits de L’Encyclopédie mondiale de la marionnette, sous la direction de Henryk Jurkowski, puis Thieri Foulc, coédition L’Entretemps – Union internationale de la marionnette, 2009, p. 512.

Dessins de Marcelle Violette extraits de L’Encyclopédie mondiale de la marionnette, sous la direction de Henryk Jurkowski, puis Thieri Foulc, coédition L’Entretemps – Union internationale de la marionnette, 2009, p. 513.

2-  Différentes techniques de théâtre d’ombres contemporain

Dessins de Marcelle Violette extraits de L’Encyclopédie mondiale de la marionnette, sous la direction de Henryk Jurkowski, puis Thieri Foulc, coédition L’Entretemps – Union internationale de la marionnette, 2009, p. 515.

Dessins de Marcelle Violette extraits de L’Encyclopédie mondiale de la marionnette, sous la direction de Henryk Jurkowski, puis Thieri Foulc, coédition L’Entretemps – Union internationale de la marionnette, 2009, p. 515.

 

 

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