Restitution des enseignements théâtre du Lycée Blaringhem

Restitution des enseignements théâtre du Lycée Blaringhem

Publié le 28 mai 2026 dans Retour en images

Durant une semaine, les élèves du lycée Louis Blaringhem de Béthune ont investi la Comédie pour répéter, afin de vous présenter leurs travaux le samedi 23 mai. 

Tout au long de l’année, ils ont travaillé avec des comédien·nes professionnel·les sur différentes thématiques et ont abordé plusieurs textes. Voici ceux qu’ils ont choisi de présenter lors de leur restitution : 

  • En seconde : Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir de Suzanne van Lohuizen, L’Arche éditions.

Pour Stanislas, Ernest et Désiré, c’est le grand jour… ou du moins, ce devrait l’être ! La Mort, touchée par leur amitié indéfectible, leur a adressé une lettre pour les prévenir : aujourd’hui, elle vient les chercher, ce sera leur dernier jour sur terre. Mais ces trois-là n’ont pas dit leur dernier mot. Avec une malice d’enfant et un sourire en coin, ils décident de lui tenir tête. Régler leurs affaires ? Peut-être. Se résigner ? Jamais.

Ce texte aborde avec tendresse et humour le sujet délicat de la fin de vie, du temps qui s’échappe, et du refus obstiné de la fatalité.

  • En première, enseignement optionnel : Pingouin, Discours Amoureux de Sarah Carré

Amazone s’ennuie et veut jouer à aimer. Mais Abélard refuse car il a déjà une amoureuse. Pour lui, l’amour est une affaire sérieuse alors que, pour elle, c’est léger. Avec humour, les deux personnages interrogent le langage et les codes amoureux et nous invitent à les revisiter.

  • En première, enseignement de spécialité : Nuits de juin d’Agathe Charnet, éditions L’Œil du Prince

Ils ont à peine dix-sept ans. L’adolescence les traverse comme une tempête et tandis que leurs corps se métamorphosent, que leurs voix s’élèvent et que leurs destins se dessinent, ils veulent être entendus et pris au sérieux. Mais comment garder sa lucidité, comment préserver la fougue de leur jeunesse dans un monde qui semble les ignorer, les broyer ?

À cet âge des découvertes sans limites, des révoltes sans concessions, des rêves paraissent à portée de main. Comment ne pas se laisser emporter par l’ivresse de vivre, par cette sève ? Comment ne pas se perdre dans l’éphémère, quand tout palpite, quand chaque instant semble porter en lui un baiser, une promesse, « comme une petite bête » prête à s’envoler ?

C’est cette urgence de vivre qu’Agathe Charnet a capturée. Né des paroles brutes recueillies lors d’ateliers d’écriture, son texte transcende le témoignage pour devenir le miroir d’une génération. À travers une langue sensorielle, elle entremêle la beauté fragile des instants volés et la nostalgie précoce de ceux qui se savent de passage.

  • En terminale, enseignement optionnel : Un songe, montage d’Un Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare

Dans le royaume de Thésée, quelques jours avant ses noces avec la belle Hippolyte, le citoyen Égée vient se plaindre de sa fille Hermia : elle aime Lysandre alors qu’il veut la marier à Démétrius. De son côté, Héléna aime Lysandre qui ne l’aime pas. Les jeunes vont tous se retrouver dans une forêt enchantée où règnent Obéron et Titania et là, l’espiègle Puck va bouleverser amours et désirs à l’aide d’une fleur magique. Chacun retrouvera-t-il son amour au sortir de cette étrange nuit ?

  • En terminale, enseignement de spécialité : D’un monde en folie l’autre : de 1789 à Un Chapeau de paille d’Italie

Les élèves vous proposent de vivre avec eux la Révolution française, racontée par le peuple, dans le texte 1789 d’Ariane Mnouchkine et sa troupe du Théâtre du Soleil. Puis ils vous entraîneront dans la folle journée de Fadinard dont le cheval a mangé un chapeau. Petit incident, me direz-vous ? Non ! La dame exige qu’il lui retrouve le même chapeau le plus vite possible car son mari est très jaloux et revenir sans chapeau éveillerait ses soupçons. Cette mésaventure tombe très mal car c’est le jour où il doit se marier !

Merci aux professeures Véronique Dekimpe et Marie-Cécile Cloître, ainsi qu’aux comédien·nes intervenant·es de l’année : Lucie Boissonneau, Cyril Brisse, Alhoucin Djahra, Fanny Chevallier, Stéphanie Cliquennois, Fabrice Gaillard

Merci également à Nicolas Fastyn-Solarczyk pour son aide en tant qu’assistant à la régie.