Traversée d’un parcours intime et singulier, À la renverse entremêle les temporalités pour nous plonger dans les méandres de la complexité humaine.
Un après-midi d’été, une famille organise un pique-nique au bord d’un lac. Vincent, meilleur ami du père, accompagne le petit Raphaël dans une promenade lorsque ce dernier tombe dans l’eau. L’homme plonge pour le sauver de la noyade. Serrant l’enfant contre lui, il sent naître une émotion indescriptible : un trouble, un désir, peut-être, qu’il s’empêche de traduire en gestes. Mais la jeune fille au pair, qui l’aperçoit, lui prête des gestes criminels. Les parents doutent, puis entament un procès qui aboutit à un non-lieu. Vingt-cinq ans plus tard, Vincent et Raphaël parcourent le chemin à rebours pour tenter de comprendre, se réapproprier ce moment où tout a basculé. Sur scène, le récit se tisse par des voix entrelacées dans le temps. Anne, la psychanalyste qui a suivi Vincent et la magistrate qui, il y a trente ans, avait jugé l’affaire. Au travers de ce récit, c’est aussi leur propre histoire qu’elles tentent de dénouer, nous plongeant au cœur du fascinant labyrinthe de la psyché.
- conception, écriture, mise en scène
- Noëmie Ksicova
- d’après le chapitre « L’amour, L’Enfant » dans « En cas d’amour »
- d’Anne Dufourmantelle
- avec
- Vincent Dissez, Boutaïna El-Fekkak, Sébastien Eveno, Théo Oliveira Machado, Cécile Péricone, les membres de la jeune troupe de la Comédie de Reims Marie Moly, Yasmine Ndong Abdaoui
- scénographie
- Anouk Dell’Aiera
En bref...
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