La Pluie d’été
Je retournerai pas à l'école, parce que à l'école on m'apprend des choses que je sais pas.

de Marguerite Duras (éd. P.O.L.) mise en scène Sylvain Maurice assisté de Nicolas Laurent avec Pierre-Yves Chapalain, Nicolas Cartier, Philippe Duclos, Julie Lesgages, Philippe Smith, Catherine Vinatier costumes Marie La Rocca lumière Marion Hewlett son Jean De Almeida régie générale Rémi Rose

à partir de 15 ans | Durée 1h40

  • Le Palace › 28 au 30 jan à 20h
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En 1985 Marguerite Duras tourne Les Enfants. C’est l’adaptation de son seul conte pour enfants Ah ! Ernesto et Axel Bogousslavsky joue Ernesto. Elle ne l’abandonnera pas comme ça et Ernesto devient le héros d’un roman écrit quelques années plus tard : La Pluie d’été.

À Vitry-sur-Seine, au cœur du désert de la banlieue parisienne, sur un petit terrain coincé entre la Nationale 7 et le fleuve, grandissent Ernesto, Jeanne et leurs cinq brothers et sisters. La Pluie d’été c’est l’histoire banale et merveilleuse d’une famille d’origine italo-polonaise au milieu des années 1980 : enfants et parents constituent « un pays nouveau », avec ses règles strictes et ses rituels. Quand soudain, pour des raisons si mystérieuses qu’elles sont certainement à l’origine de la fascination de Marguerite Duras pour ce récit, surgit l’inattendu : Ernesto apprend seul et seul, il devient un phénomène. Rien ne l’arrête, il déserte l’école et met les mains sur tout ce qui l’entoure, fait l’expérience de l’expérience, et boit toute la connaissance du monde.

Les parents n’en reviennent pas, l’instituteur non plus. Ernesto sabote le savoir ou plutôt la manière dont le savoir nous est traditionnellement transmis. Car Ernesto il sait, et il n’a pas besoin de se rendre dans cette école où « l’on y apprend ce que l’on ne sait pas. ». La Pluie d’été devient, comme le dira l’auteur, le récit d’une liberté « débordante, excessive, révolutionnaire ».

C’est une fable mais c’est aussi une parabole, précise le metteur en scène Sylvain Maurice, directeur du Théâtre de Sartrouville lui aussi installé en banlieue parisienne. Le dispositif se doit d’être léger, l’accent est mis sur le dialogue et les relations familiales. On se dit enfin que c’est peut-être l’origine multiple de La Pluie d’été (scénario, conte, roman) qui a incité Sylvain Maurice à développer pour son spectacle un langage scénique croisé qui réunit marionnettes, projections vidéo, jeu et musique.

A noter :
  • Bord de plateau > jeu 29 jan à l'issue de la représentation
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La Pluie d'été
Production

Production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN

Coproduction TJP CDN d’Alsace–Strasbourg

En images

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