Le Bruit des os qui craquent
Je veux que mes souvenirs soient utiles.

de Suzanne Lebeau (éd. Théâtrales Jeunesse) mise en scène Marie Levavasseur collaboration à la conception et à la mise en scène Gaëlle Moquay | compagnie Tourneboulé avec Fanny Chevallier, Lisa Hours, Baptiste Toulemonde conseiller dramaturgique Laurent Hatat création lumière, vidéo, son Antoine Birot, Stéphane Delaunay, Nicolas Lebodic costumière Mélanie Loisy régie lumière et son Martin Hennart régie plateau Amaury Roussel

à partir de 11 ans | Durée 1h10

  • Le palace › 8 et 10 avril à 20h, jeu 9 avril à 18h
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Une jeune fille de 13 ans et un petit garçon de 8 ans sont en forêt. Elle lui donne un coup dans les côtes pour le réveiller et ils s’en vont tous deux. Mais le petit Joseph fait du bruit en marchant sur les branches tombées au sol alors Elikia se penche vers lui dans la nuit noire et le prend sur son dos. Un pas en entraînant un autre et les voilà en fuite.

Sur le dos de sa sœur d’exil, Joseph croise ses mains sur le cœur d’Elikia, son cœur alors s’apaise. Mais rien ne saurait calmer des cauchemars qui vous réveillent la nuit. Après trois ans passés dans un camp rebelle, réduite à la condition d’enfant-soldat et mariée de force à un de ses chefs, les nuits d’Elikia sont loin d’être paisibles. Mais elle est forte. Elle serre fort la main de Joseph. La faim fait avancer.

Le Bruit des os qui craquent raconte cette « guerre sale » qui n’en finit pas au fin fond de la jungle. On apprendra que le danger se cache derrière la plus petite des petites feuilles mais il ne faudra pas frémir. Il faudra prendre sur soi, porter le petit Joseph et soigner les plaies d’Elikia.

Elikia et Joseph racontent leur histoire à deux parce qu’à deux on est déjà beaucoup. Il faut parler tant qu’à un moment donné ça va les faire taire, ceux qui pillent, ceux qui incendient, ceux qui tuent. Et cette foi dans le récit est partagée par Suzanne Lebeau et par la Compagnie Tourneboulé.

La compagnie Tourneboulé travaille depuis plusieurs années à un théâtre qui interrogerait de manière délicate notre place dans le monde. Au croisement de différentes approches du langage théâtral les spectacles de la compagnie font appel aux objets, à la marionnette ou encore à la vidéo.

Dans Le Bruit des os qui craquent il s’agit de trouver sur le plateau des transpositions poétiques, des respirations visuelles à ce texte exigeant. Il s’agit de prolonger la pièce en proposant des images qui se fabriquent sur scène en temps réel. De donner corps à ces voix et à cette forêt parcourue de cris comme on en n’entendit jamais.

A noter :
  • bord de plateau › mer 8 avril à l’issue de la représentation
  • journée avec... le bruit des os qui craquent › jeu 9 avril
  • compagnie en résidence de création en salle de répétition
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Le Bruit des os qui craquent
Production

Production Compagnie Tourneboulé

Coproduction Culture Commune Scène Nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais, La Comédie de Béthune CDN Nord – Pas de Calais, le Centre André Malraux à Hazebrouck, Le Grand Bleu Établissement National de Production et de Diffusion Artistique Lille – Nord – Pas de Calais, La Manivelle Théâtre

Avec le soutien de la DRAC Nord – Pas de Calais, de la Région Nord Nord – Pas de Calais, du Conseil Général du Pas-de-Calais

Remerciements à la Compagnie de l’Oiseau-Mouche à Roubaix, La maison Folie Beaulieu à Lomme, L’Espace Culturel Avionnais et Le Festival À Pas Contés à Dijon

Texte publié chez Théâtrales Jeunesse (2008), éditeur de l’ensemble de l’œuvre de Suzanne Lebeau

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